Sans électricité, un échographe ne fonctionne pas. Sans connexion, un élève de village n’a pas accès aux mêmes cours qu’un élève de Dakar, et un producteur ne connaît pas le prix du marché. TUMIQUI JAPON SASU part de ce constat, fait dans les villages du Sénégal depuis 2019.
La pyramide TUMIQUI
Les discussions avec les habitants, les infirmiers, les enseignants et les administrations sénégalaises ont donné un modèle simple, que nous appelons la pyramide TUMIQUI.
| Niveau | Contenu |
|---|---|
| Sommet | Le développement durable des pays africains : des communautés qui s’instruisent, travaillent, se soignent et élèvent la génération suivante sans dépendre de l’aide |
| Étages | Les services qui rendent cela possible : santé, éducation, administration, économie, information |
| Base | L’électricité et la connectivité, dont tous les étages dépendent |
C’est pourquoi TUMIQUI JAPON SASU livre l’électricité et la connectivité ensemble, et toujours avec les appareils qui servent à un étage précis : un téléviseur pour la classe, une imprimante pour le poste de santé, une chambre froide pour la récolte.
Éducation : 31 % → 77 %
Dans la première école équipée au Sénégal, le taux de réussite au certificat de fin d’études élémentaires est passé de 31 % à 77 % l’année suivante. L’école n’a pas changé d’enseignants ni d’élèves. Elle a branché un téléviseur sur un Smart Kit et diffusé les contenus pédagogiques du ministère de l’Éducation nationale. Un enseignant témoigne : « Il suffit de mettre la clé USB dans le téléviseur. »
Ce résultat a conduit au déploiement de 147 kits dans 122 écoles de Gambie avec l’UNICEF.
Santé : travailler la nuit
Dans les postes de santé non électrifiés, les consultations s’arrêtaient à la tombée du jour et les accouchements de nuit se faisaient à la lampe torche. Avec un Smart Kit, le poste reste ouvert la nuit, recharge ses appareils et envoie ses rapports sans fermer une journée. En 2019, le groupe a électrifié 10 postes de santé. Plus de 600 accouchements y ont eu lieu depuis avec de l’électricité. En Casamance, une imprimante branchée sur le kit a remplacé le trajet en pirogue jusqu’à la ville pour une photocopie. Un responsable de poste de santé témoigne : « On peut travailler la nuit maintenant. »
Économie : la récolte ne pourrit plus
Environ 50 000 tonnes de mangues sont perdues chaque année au Sénégal. À Sandiara, deux sites de froid solaire conservent la récolte et le groupement de femmes GIE DIAMI SANDIARA transforme la mangue en produits qui se vendent toute l’année. Les femmes ont été formées à l’hygiène, au contrôle de la température et à l’enregistrement des lots. Les produits sont en cours de promotion au Japon et en France, et les premiers échantillons ont été expédiés au Japon.
Avec l’État sénégalais
Trois ministères ont signé un protocole d’accord avec le groupe : la Santé et l’Action sociale, l’Éducation nationale, l’Industrie et le Commerce. Les écoles et les postes de santé équipés sont choisis avec les services de l’État. Les sites de Sandiara ont été construits avec la commune.
Ce que nous mesurons
TUMIQUI JAPON SASU ne publie que les chiffres qu’elle peut documenter : unités livrées, sites en service, résultats scolaires constatés, heures de fonctionnement. Les témoignages sont recueillis sur place, avec la fonction de la personne.
